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Afrique/ 251 millions de dollars du G7 pour booster l’entrepreneuriat féminin en Afrique.

Les chefs d’État du G7 ont apporté, dimanche, lors du Sommet du G7 à Biarritz, station balnéaire du sud-ouest de la France, un soutien global de 251 millions de dollars sous forme de prêts à l’initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique, baptisé AFAWA par acronyme anglais pour Affirmative Finance Action for Women in Africa AFAWA porté par la Banque africaine de développement en faveur de l’entreprenariat féminin en Afrique.

L’ambassadrice de l’initiative AFAWA, Angélique Kidjo, star béninoise, a porté la voix des femmes entrepreneures africaines à ce Sommet. Au cours du point de presse du Sommet G7, en présence des leaders du Canada, du Royaume-Uni, de la France, du Japon, de l’Italie et de l’Allemagne elle a plaidé la cause de la femme entrepreneure africaine. Dans son intervention, elle explique que la femme africaine est la colonne vertébrale de l’Afrique et que la priorité sera donnée à l’accès au crédit des petites entreprises.

En effet, ce fonds (251millions de dollars) va contribuer à la réduction des inégalités, marquant un partenariat renouvelé avec l’Afrique, qui met en avant la création d’emplois durables et l’appui à l’entrepreneuriat, en particulier féminin. L’Afrique a le pourcentage le plus élevé de femmes entrepreneurs au monde, ce qui signifie qu’une femme sur quatre crée ou gère sa propre entreprise, selon le rapport 2016/17 du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) sur les femmes.

“Mon objectif principal est les femmes des zones rurales, les femmes du marché et les femmes difficiles à rejoindre … Les femmes des marchés ne font pas confiance aux banques car elles ne sont pas les bienvenues ” –

Angélique Kidjo

Le programme AFAWA vise à combler le déficit de financement qui affecte les femmes en Afrique, estimé à 42 milliards de dollars. Il a adopté une approche holistique reposant sur trois piliers. Le premier vise à améliorer l’accès des femmes au financement grâce à des instruments financiers innovants et adaptés, y compris des mécanismes de garantie pour soutenir les femmes entrepreneurs.

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En collaboration avec des partenaires stratégiques, le deuxième pilier est axé sur la prestation de services de renforcement des capacités aux femmes entrepreneurs, y compris l’accès à des cours de mentorat et de formation en entrepreneuriat. AFAWA aide également les institutions financières à répondre aux besoins spécifiques des entreprises dirigées par des femmes grâce à des produits financiers et non financiers adaptés.

Le troisième pilier quant à lui se concentre sur l’amélioration de l’environnement juridique et règlementaire éliminer les obstacles spécifiques aux femmes en engageant un dialogue politique avec les gouvernements, les banques centrales et les autres autorités concernées.

Le mécanisme de partage des risques d’AFAWA est une solution concrète aux engagements internationaux et une réponse directe à l’appel lancé par les femmes pour débloquer l’accès au financement, en particulier à la résolution sur la nécessité d’établir un mécanisme de financement pour l’autonomisation économique des femmes, qui a été adopté lors du Sommet des chefs d’État de l’Union africaine en janvier 2015 et assignée à la Banque africaine de développement pour mise en œuvre.

L’approche d’AFAWA s’attaque au fossé existant entre femmes et hommes en matière d’accès au financement et libère la capacité entrepreneuriale des femmes en Afrique.

Prisca Nellie

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