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Cameroun/L’entrepreneuriat: un nouveau moyen de survie


Les jeunes Camerounais ont de plus en plus tendance à mettre sur pied leurs propres initiatives face au taux de chômage en perpétuel crescendo.

La crise économique qui a frappé de plein fouet le Cameroun au milieu des années 1980 a laissé des séquelles inoubliables. Ce pays qui avait pourtant une situation économique stable s’est vu contraint de faire perdre l’électricité subventionnée aux fonctionnaires, au logement, et au téléphone. Une partie du parc de véhicules du gouvernement a été vendue ; les anciens fonctionnaires ont été contraints à la retraite ; l’horaire de travail officiel a été modifié ; les entreprises publiques et parapubliques ont été privatisées. Le budget 1987-1988 a réduit les dépenses publiques de 18%, pour la première fois dans l’histoire du pays, le budget a diminué. Autant de choses qui justifient le taux de chômage élevé dans ce pays d’Afrique central.

Diplômé ou pas, trouver un emploi aujourd’hui est une équation à multiples inconnus au pays de Samuel Eto’o, dans le secteur public comme dans le secteur privé. L’une des principales façons de se faire de l’argent au Cameroun est ce dont tout le monde parle de plus en plus : l’entrepreneuriat. Il est exactement 15h le samedi 08 février lorsque l’équipe de Myafricainfos arrive à la grande salle de spectacle appelée « Douala Bercy », en plein cœur de la cité économique. Le lieu en question grouillait de monde, des élèves pour la plupart venus assister à un événement grandiose qui concerne plusieurs établissements scolaires de la ville : Festival du film scolaire (FEFISCO).

4 jeunes sans emploi sont aux commandes de l’organisation.
Carine Fone, Nazareth Tchapon, Audiber Tazon et Patick Fowe, tous dans le secteur de l’industrie cinématographique depuis leur tendre enfance, se sont réunis il y’a plusieurs mois pour mettre sur pied une telle idée qui fut un succès pour une première édition.

« Nous pensons que c’est notre façon à nous d’influencer cette jeunesse, de l’éduquer », déclara Patick Fowe. Avant de poursuivre : « On n’a pas besoin d’être très vieux pour avoir des idées. On n’a pas besoin d’être très nantis financièrement pour oser. On est une jeunesse et nous sommes convaincus que c’est à nous d’entreprendre, de prendre des risques. Nous sommes fiers du résultat ».

Mais tout ceci ne se serait sans doute pas réaliser sans l’accompagnement de certains caciques du cinéma Camerounais. Le dramaturge et cinéaste Jonas Embom, qui faisait partie des encadreurs déclare : « C’est une initiative salutaire. On ne peut qu’encourager. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai donné mon coup de main ». Lui aussi invite les jeunes en situation de chômage à l’esprit de créativité : « C’est en créant qu’on va créer des emplois. Ce n’est que dans l’entrepreneuriat qu’on peut espérer faire vivre les autres, prospérer et faire prospérer d’autres personnes. S’il n’y a pas d’initiatives, il n’y’aura pas d’emplois. On ne peut pas penser à l’emploi si on crée ne pas un terrain propice à la création des entreprises qui vont employer des gens ».

Franck Daniel Batassi

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