Cauris d’Afrique : la solidarité au menu des valeurs africaines

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Soutenir l’éducation des jeunes et offrir un accompagnement social, telles sont les principales missions que s’est donnée la jeune association Cauris d’Afrique. La présidente Ameyo Bruce nous apporte plus d’éclaircissements.

Bonjour Mme ! Présentez-vous à nos lecteurs s’il vous plait et dites nous pourquoi avoir créé Cauris d’Afique!
Bonjour MyAfricaInfos ! Je suis Ameyo Bruce, chef d’entreprise et présidente de l’association Cauris d’Afrique. Je suis Allemande d’origine togolaise, mais je réside en France depuis plusieurs années déjà. Notre association Cauris d’Afrique a été créée il y a quelques mois de cela plus précisément le 1er juillet 2018 et depuis le 9 août 2018 nous avons reçu un récépissé de la part du gouvernement français qui nous ouvre la voie d’exercer légalement comme nous le souhaitons.

Avec mes frères et sœurs nous avons constaté que dans le monde actuel, nous devions nous entraider. Il y a des jeunes africains qui ont du talent mais, parce qu’ils vivent dans des situations de précarité, ne sont pas souvent remarqués. Ces gens ont besoin de notre soutien car ils seront les leaders et les défenseurs de l’Afrique dans l’avenir. Nous nous sommes rendus compte que les gens souffrent réellement et juste avec un coup de pouce qu’on leur donnera ils peuvent s’en sortir. Bref l’association a été créée pour aider toutes personnes démunies et surtout leur donner le sourire en aidant à la satisfaction de leur besoin.

Par quels moyens arrivez-vous à atteindre vos objectifs ?
Notre association ayant pour objet l’accompagnement social et éducatif des jeunes, elle vise à favoriser leur développement personnel ainsi que leur intégration dans la société en tant que citoyens actifs, critiques, responsables et solidaires.

Cauris d’Afrique réalise sa mission notamment à travers des actions bénévoles au profit de la collectivité, de formation et de soutien de projet individuel, s’inscrivant dans des processus d’insertion sociale et/ou professionnelle. L’une des principales missions de l’association est d’apporter un soutien matériel ou financier aux jeunes filles en milieu rural sans distinction d’origine, de culture ou de religion.
Nous prévoyons également offrir des formations en agriculture et en élevage aux jeunes africains.

Quelle est votre zone d’intervention ?
Nous visons des localités ou des milieux ruraux car les conditions de vie des personnes qui y vivent sont déplorables. C’est notre constat et nous avons la volonté de leur donner la joie, le sourire avec les petits moyens dont nous disposons.

Avez-vous des bénévoles qui aident au niveau de l’association ?
Je rappelle que nous venons juste de mettre en place cette association. Mais nous enregistrons déjà pas mal d’adhérents. Toutefois, je préfère me concentrer sur l’effectif des membres du bureau exécutif pour faire évoluer les choses.
En fait nous sommes 4 membres dans le bureau. Étant donné que je suis toujours au four et au moulin, j’ai mon représentant légal à Lomé (togo) qui joue parfaitement bien son rôle. Un secrétaire général qui répond au nom de Latevi Lawson, une trésorière générale qui est Mme Adouke Adedjouma et Mme Becky Gbodui qui est notre conseillère principale.

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Dans le moyen ou long terme, pensez-vous élargir vos activités à d’autres pays, vu que c’est Cauris d’Afrique et non Cauris du Togo ?
En effet, nos actions sont prévues pour toucher beaucoup de pays en Afrique car ce que nous faisons concerne notre continent. Notre souhait c’est de conquérir toute l’Afrique en donnant le sourire à toutes personnes vulnérables. Cependant, pour le moment nous avons au moins un représentant dans chacun des pays suivants : Togo, Côte d’ivoire, Ghana, Guinée Conakry, Liberia, Niger, Sierra Leone.

Quel est le plus que votre association entend apporter aux différents pays où elle sera implantée ?
Comme le disait le Président Américain John Kennedy : “Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays”. Il est donné ou accessible à chacun de faire quelque chose pour son pays, car si chaque citoyen a des droits, il a aussi de devoirs envers la patrie. Pour ce faire nous voulons mettre la main à la patte en aidant nos frères et sœurs à atteindre leurs objectifs. Aider les élèves à atteindre un bon niveau sur le plan éducationnel, même ceux qui veulent avoir une formation dans d’autres domaines auront notre soutien. Cela éviterait l’augmentation du taux des enfants de rue de façon significative. Nous voulons donner une nouvelle image à l’Afrique avec nos différentes actions.

Quelle est la particularité de votre association ?
Cauris d’Afrique est constituée de personnes actives, dynamiques et surtout qui ont la volonté de partager le peu qu’elles ont avec des personnes qui sont dans le besoin en général. Nous avons le désir d’être représentés dans chaque zone stratégique en Afrique ce qui est rare avec les autres associations. Sur le plan socio-économique ou culturel, nous voulons favoriser ou ouvrir des portes d’opportunités pour les jeunes africains en termes d’emplois et aussi promouvoir la culture africaine sur le plan international.

Cauris d’Afrique n’a que quelques mois d’existence certes, mais avez-vous déjà mené des actions sur le terrain ?
Vous l’avez si bien dit, nous sommes une toute jeune association. Cependant, nous avons déjà marqué le terrain. Le 20 septembre 2018, dans la localité de Amoussoukopé (au Sud-Ouest du Togo), nous avons distribué des kits scolaires aux jeunes enfants afin qu’ils puissent bien débuter la rentrée académique 2018-2019. Je tiens à indiquer que nous avons pu recenser quelques enfants dont leur situation de vie est vraiment déplorable et dont la rentrée scolaire était synonyme de grosses dépenses pour leurs parents. Nous avons donc apporté notre soutien financier ou matériel.

D’autres action en vue ?
En décembre prochain nous prévoyons être présent aux côtés des enfants de Amoussoukopé en leur apportant le minimum possible afin qu’ils puissent passer de belles fêtes de fin d’année. Au-delà de ce projet à court terme, nous avons pleins d’autres initiatives qui seront réalisées dans les jours et mois qui viennes.

Voulez-vous nous parler un peu de ces actions futures ?
Nous souhaiterions ne pas trop en parler et laisser les résultats positifs ultérieurs s’exprimer à notre place.

Avez-vous un appel à lancer aux gouvernants africains sur le sujet de la précarité en Afrique ?
A nos gouvernants africains bien évidemment, je voudrais leur rappeler ceci : Aucun pays ne peut se développer sans sa jeunesse car elle a également un rôle très primordial à jouer dans la société. Notre jeunesse représente la relève de demain, raison pour laquelle nous devons toujours penser à elle. Dès que cette jeunesse est oubliée, le devenir du pays voire du continent est en péril. Comme je disais au début il y a pleins de jeunes talentueux qui vivent dans des situations de précarité.

Nos dirigeants doivent penser à eux car ils seront nos leaders de demain. Ils ne doivent pas être négligés. C’est pourquoi je saisis cette occasion pour leur lancer un appel particulier afin qu’ils écoutent le cri de ces jeunes démunis, qu’ils interviennent eux aussi davantage, qu’ils apportent leur contribution et expertise au profit de ces jeunes. Ils doivent faire partie de l’une de nos priorités si réellement nous voulons construire un avenir meilleur et mettre notre continent sur le chemin du progrès.

Quel message avez-vous pour la jeunesse africaine ?
La jeunesse africaine doit savoir qu’elle est la relève de demain et pour bien assurer cette relève il faut avoir une base bien solide. La paresse, l’amusement, la distraction doivent être mises de coté pour le moment.
Le TRAVAIL, seul le TRAVAIL bien accompli paye et fait progresser un pays.
Par exemple les Chinois, ils ont bossé dur pour occuper une place prépondérante sur le plan mondial que nous connaissons tous aujourd’hui.
Je n’ignore pas que ce n’est pas facile pour réussir sa vie surtout quand on est dans la situation de précarité. Mais cette jeunesse africaine doit avoir dans l’esprit que pour réussir, on passe toujours par des moments de difficulté ou de galère.
Il n’y a aucun homme aisé dans ce monde qui n’a jamais connu le moment de dèche. Alors elle doit redoubler d’effort pour réussir sa vie et non chercher à bruler les étapes. Le vrai succès demande à aller étape par étape et à beaucoup travailler pour y arriver.

Un dernier mot pour finir ?
Je voudrais rappeler à la jeunesse africaine que personne d’autre ne viendra nous aider à développer notre continent ou rehausser l’image de notre si beau continent. Nous sommes tous concernés et nous demeurerons Africains à jamais.
Même si nous possédons d’autres nationalités, nous sommes conscients que nous venons tous d’Afrique. Histoire de vous dire qu’il est anormal d’oublier ses racines ou sa culture.
Nous lançons par ailleurs un appel à toute bonne volonté de se joindre à nous pour apporter notre petite contribution à l’édifice…

Merci à vous et bonne chance à Cauris d’Afrique !
C’est plutôt nous qui vous remercions pour cet entretien que vous venez de nous accorder. C’est un geste formidable de votre part et qui contribue aussi à la construction de notre continent. Vous êtes le premier journal à qui nous accordons notre toute première interview. Vous nous écoutez c’est-à-dire MyAfricaInfos, vous êtes toujours aux cotés des Africains qui font de bons boulots et nous en sommes reconnaissants, vous jouez si bien votre rôle. Je suis très honorée d’avoir échangé avec votre prestigieux journal. Nous espérons que vous serez toujours présent à nos côtés et nous ne cesserons jamais de compter sur vous.
Nos remerciements vont à cet effet à toute l’équipe de MyAfricaInfos.com
A très bientôt !

Présentation du bureau exécutif de Cauris d’Afrique

Mme Ameyo BRUCE

Nationalité: Allemande d’origine Togolaise

Pays de résidence: France

Profession: Chef d’entreprise

Rôle dans l’association: Présidente de Cauris d’Afrique

 

M. Latevi LAWSON

Nationalité: Togolais

Pays de résidence: Emirats Arabes Unis

Profession: Gestionnaire Financier

Rôle dans l’association: Secrétaire Général de Cauris d’Afrique

 

Mme Adouke Adedjouma

Nationalité: Allemande d’origine Togolaise

Pays de résidence: Résidente en Allemagne

Profession: Revendeuse

Rôle dans l’association: Trésorière Générale de Cauris d’Afrique

 

Mme Becky GBODUI

Nationalité: Togolaise

Pays de résidence: Résidente au Niger

Profession: Consultante Internationale en Développement

Rôle dans l’association: Conseillère Principale de Cauris d’Afrique

 

Situation géographique de l’Association
Siège social 
40 B Rue du Maréchal French
59140 Dunkerque France
Adresse principale en Afrique
Cauris d’Afrique
117 avenue Sarakawa
Lomé-Togo
Téléphone : (00228) 90 35 38 28/ (0033) 758 874 265
E-mail : cauris2afrique@gmail.com
Site web : http://cauris-afrique.simplesite.com/
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