La santé en Afrique: un problème hérité

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Après environ 50 ans d’indépendance, l’espérance de vie en Afrique selon l’UNICEF est d’environ 54 ans (varie selon les pays). En 2000, tous les pays africains se sont engagés à commettre 15% de leurs budgets nationaux sur les dépenses de santé, et 10 ans plus tard (2010) seulement quatre avaient atteint cet objectif: le Togo, le Rwanda, le Botswana et la Zambie.

Le nombre de médecins africains pour 1000 personnes est de 2,3 par rapport à 14 moyenne mondiale, 11 pour la Méditerranée orientale, et 33,3 en Europe. La plupart de ces médecins en Afrique vivent dans les zones urbaines. Contrairement à ce que la plupart d’entre nous croient, les efforts d’investissement des gouvernements africains dans la formation des médecins et d’autres professionnels des soins de santé sont entravés par les pays développés grâce à la fuite des cerveaux. Cette fuite des cerveaux est une épée à double tranchant; non seulement les universités et les collèges africains ne disposent pas de la capacité de former suffisamment de médecins, mais aussi cette fuite des cerveaux impose plus des difficultés à nos nations.

Une étude menée par des scientifiques canadiens a révélé que 9 pays africains ont perdu $2 milliards de dollar Américain à cause de cette fuite des cerveaux vers les pays développés. (Neuf pays $2 milliards de dollars. Imaginez combien l’Afrique perd dans sa totalité).

L’étude a continué et a élaboré sur les avantages les pays développés ont reçu des médecins africains émigrés. L’avantage pour:

  • Grande-Bretagne était d’environ 2,7 milliards de dollar Américain
  • États-Unis était d’environ 846 millions de dollar Américain
  • Australie a été estimée avoir bénéficié à hauteur de 621 millions de dollar Américain
  • Canada a été de 384 millions de dollar Américain

Depuis 2010, les pays africains se sont engagés à atteindre la couverture maladie universelle pour leurs populations. Le concept a été très fluide et mal compris par non seulement nos gouvernements, mais aussi les professionnels de la santé.

Au problème du déficit des travailleurs de la santé on pourrait ajouter l’état de délabrement des infrastructures de soins de santé. Encore plus important est que les engagements pour la couverture maladie universelle était l’Initiative de Bamako lancé avec l’aide de l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé en 1987. La raison la plus importante pour cette initiative était d’améliorer l’accès aux services de santé primaires. Cette initiative a créé des frais d’utilisateurs et prévu « protéger » les plus pauvres de ces frais. Inutile de d’en dire plus sur cette initiative et la protection prévue des plus démuni.

Trente ans plus tard, les questions demeurent. Les pays africains peuvent-ils enfin faire de la couverture maladie universelle une réalité? Comment devrions-nous encourager les médecins afin qu’ils non seulement ne partent pas de leurs pays respectifs, mais aussi arrêtent d’envoyer les patients dans leur cliniques privées pour les soins? Nos gouvernements devraient-ils offrir plus qu’un simple emploi aux médecins? Seraient-ils possible de revoir non seulement les salaires amis aussi les accommodations? Beaucoup restent à faire, et nous les professionnels de la sante doivent voir quel modèle fonctionnerait en l’Afrique.

Kassime Berthe, MBA, EMT

Analyste de Systemes de Santé

Fondateur & CEO

Swanu Health Care Foundation Inc

 

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