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SANTE/Le néré un arbre magique !

Le néré arbre fruitier de la savane guinéenne en général et de la Haute Guinée, jouit dans cette zone d’une grande notoriété du fait de son importance dans l’alimentation et la médecine traditionnelle…

Le néré est l’une des 34 espèces connues du genre Parkia dont la région d’origine est l’Amérique du Sud. Elle fait partie de la famille des Mimosacées. L’origine du néré a fait l’objet de débats houleux par les spécialistes de la botanique. Actuellement, on le trouve dans les parcs agro-forestiers des savanes soudaniennes, depuis le Sénégal à l’Ouest jusqu’en Ouganda à l’Est de l’Afrique.

Cet arbre porte un nom différent dans chaque communauté. Cette diversité linguistique reflète les connaissances traditionnelles anciennes sur l’espèce. Le grand nombre de coutumes, rites, légendes et manifestations folkloriques témoigne de l’interdépendance profonde, durable et harmonieuse et des avantages mutuels entre les habitants et les arbres.

Ces connaissances portent sur de nombreuses caractéristiques de l’arbre comme l’adaptation, les divers emplois, sa vigueur, sa résistance aux parasites et à certaines maladies, la texture de son écorce et sa capacité de production de fruits.

PROPRIÉTÉS ET BIENFAITS
Le Néré est connu pour ses nombreuses propriétés antinévralgiques, diurétiques, fébrifuges, toniques et antiseptiques. Ses graines riches en matières grasses servent à fabriquer un fromage végétal pour assaisonner les sauces telles Soumbara en Côte d’Ivoire, et dawdawa au Tchad.

Cette plante contient des protides, des lipides, des glucides, de l’iode, et plusieurs vitamines. Elle constitue à ce titre une source très importante en termes d’alimentation et de nutrition de qualité.

Au Tchad, le Néré est consommé par presque toutes les communautés du pays, principalement dans les zones rurales. Ses pulpes jaunes servent de farine pour la préparation de bouillies enrichies et de repas locaux, alors que les graines de gousses servent, après fermentation, d’arôme pour assaisonner les sauces. Le fruit de néré est, somme toute, très prisé par les Tchadiens.

La farine de Néré et ses grains fermentés sont prescrits par les médecins aussi bien dans les cas de malnutrition que d’hypertension. “La farine jaune du Néré est riche en protéine, en calcium et en fer. Elle est très nourrissante. C’est pourquoi, sa bouillie est recommandée par les médecins aux enfants et aux adolescents qui souffrent de malnutrition, les grains de Néré sont, également, efficaces contre la tension artérielle.

100 grammes de farine de Néré sec apportent à l’organisme 432 calories et contiennent 36,5 mg de protides, 28 ,8 g de lipides, 378 mg de fer, de la vitamine BB et nombre d’éléments nutritifs.

En plus de sa valeur nutritionnelle, le Néré a des bienfaits avérés contre plusieurs maladies. La consommation régulière de ce produit et de ses dérivés serait un bon moyen pour prévenir l’hypertension artérielle, voire, pour lutter contre elle. La plante préviendrait et réduirait certaines formes d’anémie. Il semble par ailleurs qu’elle donne de très bons résultats dans les traitements de certains cas de décalcification.

Pour certaines communautés camerounaises, le rameau de la plante de Néré est un remède contre les morsures de serpent et les brûlures. «Le rameau de Néré est efficace contre les venins des serpents. On presse les morceaux frais de rameau dans un récipient en argile, pour ne pas perdre la sève et on l’applique sur la morsure, ça permet ainsi de neutraliser le poison et les enflures»,

TYPES D’UTILISATION POSSIBLE

Le procédé de transformation des graines de néré passe en effet par plusieurs étapes. Les graines brutes sont d’abord mises à la cuisson entre vingt et quarante-huit heures ; question d’en faciliter le décorticage.

Les amandes sont ensuite essorées et les graines cuites sont mises à fermenter dans un canari ou une calebasse recouvertes de feuilles, à une température de 30°C à 40°C pendant trois jours ou plus. Les graines fermentées sont enfin séchées au soleil et commercialisées en l’état ou encore pilées au mortier pour en faire de la poudre.

Une fois prêt pour la consommation, il est utilisé dans des recettes culinaires très variées aussi bien en Côte d’Ivoire et au Sénégal qu’au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et ailleurs.

L’arbre à néré est considéré comme un patrimoine par le fait qu’il est vénéré par l’ensemble de la population de la région. Contrairement à certains arbres qui sont coupés pendant l’ouverture des champs, le néré est protégé. La densité de néré est variable dans l’espace de la Haute Guinée car il existe une disparité d’arbres dans différentes zones de production.

Hugues Yedoh

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