Il est évident que la technologie et l’innovation sont en train de transformer le continent africain. Akakpo-Lado Edouard  alias Maxben est un jeune entrepreneur innovateur qui fabrique des machines capables de simplifier certains processus de fabrication et de transformation dans le domaine agroalimentaire. Découvrons ses inventions ainsi que son parcours.

Bonjour Edouard ! Présentez-vous à nos lecteurs s’il vous plait !

Je suis Edouard Akakpo-Lado alias Maxben, Togolais, j’ai 28 ans. Je suis ingénieur en électromécanique, innovateur et concepteur de plusieurs machines de transformation agroalimentaire. Je suis le fondateur du Centre de Recherche d’Invention et d’Innovation Technologique (CRIIT/Lado concept) basé à Lomé.

Comment êtes-vous arrivé là ?

J’ai créé mon entreprise en 2015 quand j’étais encore étudiant dans l’optique de m’installer à mon propre compte après ma formation. J’ai eu un BAC D en 2012 et j’ai obtenu mon diplôme Supérieur en électromécanique en 2015. Dès l’adolescence vers l’âge de 17 ans, je m’amusais déjà à concevoir des objets mobiles et volants. La science et la technologie étaient ma passion depuis le bas-âge. Je bricolais tout ce qui me tombait sous la main, tout mon temps libre était consacré à des conceptions diverses. Après ma formation en électromécanique, je me suis vraiment lancé dans mon entreprise vers 2016.

Votre entreprise est connue pour la fabrication de machines industrielles. Quelles sont les machines que vous avez mis sur le marché depuis le début ?

Depuis 2012, j’ai commencé à mettre en place des machines dont :

  • Le Merlinox : c’est une machine qui permet de piler les noix de palme pour l’extraction du jus et l’huile rouge.
  • L’Araricomax : c’est une machine qui permet de décortiquer l’arachide, le haricot et le soja en gousse.
  • Le Conpalmi : elle permet de concasser les noix palmiste.
  • Le Broyomax : c’est une machine qui permet de broyer les végétaux pour l’élevage du bétail.
  • Le Tomatomixer :permet d’écraser les condiments dans un bocal en inox sans dépôt de limaille de fer.
  • Le Foyeco : c’est un foyer amélioré économique et écologique à énergie renouvelable.

J’ai également fabriqué entre autres des pasteurisateurs, des malaxeurs de savon, les sarcleurs motorisés, des torréfacteurs, des séchoirs, des broyeurs de cossettes et de céréales pour volailles, des machines pour fabriquer des briquettes de charbon, des presses de jus de fruits etc…

Impressionnant ! Avez-vous une équipe qui vous soutient dans la fabrication des machines ?

J’ai un seul employé!

Qu’est-ce qui vous inspire à créer ces machines ?

C’est une passion pour moi de concevoir des machines. Personnellement ça me fait plaisir de voir fonctionner une machine faite de mes mains. L’autre côté est que je veux servir le monde, je voudrais marquer mon passage sur terre par mes créations. Je veux lancer les bases d’une industrialisation au Togo et en Afrique. Je veux faire de mon pays ; dans l’intervalle de 5 ans, une citée industrielle “Made in Africa” par mes créations.

Que la nature vous entende ! Quels sont les moyens dont vous disposez ou dont vous avez besoin pour atteindre cette vision de faire du Togo une citée industrielle Made in Africa ?

Mon seul atout actuel ce sont mes connaissances techniques. J’ai mon atelier sur ma terrasse et je n’ai aucun moyen financier. Je fais donc appel à toute personne de bonne volonté, partenaires financiers à investir en vue d’atteinte mon objectif d’ici cinq ans.

Ils sont à l’écoute. Dites nous, comment arrivez-vous à donner vie à vos idées ?

C’est par passion que je travaille. Je n’ai pas peur de me confronter aux obstacles techniques, je n’ai pas peur de faire des erreurs et de reprendre. Je me fixe et j’atteins mes objectifs seuls quelles que soient les difficultés. Je vis de mes créations.

Les matières premières dont vous avez-besoin pour fabriquer les machines sont-elles disponibles sur le sol togolais ?

Oui ! Les matières premières sont tous disponibles.

Toute activité comporte des difficultés d’une certaine nature. Quelles sont les vôtres ?

Les difficultés sont souvent financières, et parfois techniques. Celles techniques sont généralement résolues après plusieurs recherches.

Comment arrivez-vous à vous en sortir financièrement du coup? Bénéficiez-vous d’un soutien de la part de l’Etat togolais ?

Le soutien que j’ai reçu de l’Etat est un crédit de 2.500.000 F CFA. Ce montant ne fait pas les 1 dixième du financement dont j’ai besoin. Je confirme à cet effet que j’ai plutôt besoins d’une subvention et non d’un crédit à rembourser avec intérêt, je suis actuellement dans les recherches et développement en vue de mettre en place des prototypes de machines pour le futur. J’ai besoin d’une subvention.

Pensez-vous que l’industrialisation de l’Afrique soit une condition obligatoire pour son développement ?

Oui, un pays sans industrialisation vit aux dépends des autres industrialisés, et un pays qui vit sous les autres ne peut accéder à son propre développement. Un pays qui veut se développer doit innover, fabriquer, inventer et industrialiser, produire sur son propre territoire.

Selon vous, la jeunesse africaine a-t-elle la capacité et les conditions nécessaires pour entreprendre et réussir sa vie ?

Toute réussite doit venir d’une prise de conscience par la jeunesse africaine. Elle doit se réveiller, l’Afrique doit se reconstruire à travers les Africains, la jeunesse doit créer de la valeur ajoutée. Dans l’optique de cette réussite entrepreneuriale, la jeunesse africaine doit beaucoup se sacrifier dans le travail afin de sortir le continent du joug de l’esclavagisme mental. L’avenir de l’Afrique est entre les mains de sa jeunesse qui selon moi doit entreprendre dans beaucoup de domaines de développement. La réussite est entre les mains de la jeunesse et c’est par l’entrepreneuriat.

Où trouver vos produits ?

Sur commande chez moi à Lomé.

Êtes-vous capable de livrer hors du Togo ?

Oui !

Au-delà de l’ambition que vous avez pour vos créations, avez-vous des projets futurs ?

Ce sont des projets de développement de l’Afrique par l’industrialisation à travers de nouvelles machines.

Un mot pour finir ?

Je finis en disant que ; « L’Univers regorge d’assez de secrets qui constituent notre fierté, à nous de les découvrir ». 

Pour contacter Akakpo –Lado edouard
N° de téléphone : +228 99 00 36 20 / 92 94 06 69
E-mail : akakpoladoe@gmail.com
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Edouard Akakpo-Lado

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